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Surveiller des zones sismiques en temps réel

En septembre 2019, trois chercheurs de l’ESEO sont partis en mission en Guadeloupe pour installer et qualifier sur le volcan La Soufrière un sismomètre de toute nouvelle génération. Développé dans le cadre du projet ANR HIPERSIS débuté en 2017, ce sismomètre innovant de haute résolution et à bas coût permet d’améliorer la surveillance en temps-réel de régions d’aléas telluriques élevés (séismes, volcans, tsunamis, etc.).

 
 

L’ESEO et l’IPGP (Institut de Physique du Globe de Paris) collaborent depuis maintenant plus de 10 ans à la conception de sismomètres optiques nouvelle génération adaptés aux environnements difficiles. Après avoir longuement travaillé sur le système de télécommunication, l’approvisionnement en énergie et le capteur optoélectronique passif, trois chercheurs de l’ESEO appartenant au Groupe Signal Image et Instrumentation (GSII) du centre de recherche de l’ESEO (ESEO-tech) et également membres du Laboratoire d’Acoustique de l’Université du Mans (LAUM-UMR CNRS 6613), se sont envolés pour la Guadeloupe, accompagnés par deux physiciens de l’IPGP, pour expérimenter sur le terrain ce nouveau sismomètre en environnement critique.

Or, ces fumerolles constituent une source d’information importante. Les températures relevées à leur sortie et la vitesse des gaz donnent en effet des indications sur d’éventuels changements de la structure interne du volcan, les flux magmatiques profonds et leur interaction avec le système hydrothermal souterrain. Les relevés de ces informations s’effectuent aujourd’hui manuellement, directement sur le terrain, à intervalles réguliers. En cas de crise, le relevé de ces informations s’avère impossible pour des raisons évidentes de sécurité.

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Le système développé par l’ESEO et l’IPGP permet de répondre à ces contraintes fortes. La partie mécanique du capteur, située près du cratère et résistante aux contraintes environnementales, est interrogée à distance par un système optoélectronique situé quelques centaines de mètres plus bas, permettant ainsi de protéger la partie sensible du sismomètre des conditions extrêmes.

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En savoir plus sur le GSII et la recherche à l'ESEO

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